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mercredi 27 novembre 2024

Bruce J. Hawker T07 Le royaume des enfers

Qui est l’écervelé qui commande cette barque… ?!?


Ce tome est le dernier d’une heptalogie. Il fait suite à Bruce J. Hawker tome 6 Les bourreaux de la nuit (1991). Cet album a été réalisé par William Vance (1935-2018) pour le dessin, par Petra Coria (1937-2024) pour les couleurs, avec André-Paul Duchâteau (1925-2020, créateur de la série Ric Hochet) pour le scénario. Il comprend trois récits : Le royaume des enfers (deuxième partie du tome 6) directement publié en album en 1996, L’écervelé (onze planches publiées dans Super Tintin 10 en 1980), et Top secret (deux planches) publié dans Super Tintin 37 en 1987.


La Tamise… un fleuve aux eaux changeantes, soumis à l’influence de la marée avec plus de sept cents flux et reflux par an… la Tamise, appelée souvent l’épine dorsale de Londres. Par un brouillard diffus, un homme avance d’un pas décidé et passe devant une famille dans le dénuement, en train de se réchauffer devant un feu de fortune. Il est légèrement aviné, et il ricane tout seul à voix haute. Il arrive devant un gibet. Un soldat le reconnait et l’indique à son collègue : c’est Mackton le bourreau, il est possible de lui acheter de l’excellente corde de pendu à six pence. Mackton monte sur l’échafaud, et il vérifie la solidité du nœud coulant. Les soldats continuent de commenter : il paraît que le futur pendu est un bourreau de la nuit qui a été livré à la justice, le vrai bourreau, Mackton va copieusement se restaurer à une des tavernes proches où il a ses habitudes. Il pénètre dans l’établissement de Billy et commande un whisky à réveiller les morts. Il se trouve que dans leurs recherches Bruce J. Hawker et George Lund entrent également dans la même taverne peu après. Ils s’intéressent tout de suite à ce bourreau bruyant. Hawker décide de le suivre quand il partira, même s’il a horreur de ces mises à mort. Un des badauds présents sur place a entendu une rumeur disant qu’il y aurait deux pendaisons. La corde est passée autour du cou du premier condamné : un des bourreaux de la nuit qui a attaqué Hawker près du cotre.



Voilà un format inattendu : la conclusion du récit débuté dans le tome précédent, en seulement trente pages, au lieu des quarante-six habituelles. Le lecteur apprécie que le scénariste n’ait pas étiré une intrigue en faisant du remplissage. Il attend avec une impatience certaine la résolution : Bruce J. Hawker parviendra-t-il à sauver son père adoptif ? Parviendra-t-il également à contrer l’organisation clandestine des bourreaux de la nuit et à mettre un terme à leur agissement ? Dans le cadre de cette série, la réponse ne fait pas beaucoup de doute, mais il n’est pas impossible qu’il y ait un prix à payer. En effet, un des personnages succombe à l’appât du gain et trahit les bons. Les bourreaux de la nuit se livrent à une mutilation sur un de leurs prisonniers, et ils fomentent un nouvel enlèvement, visant un des princes de la couronne. De fait, le lecteur ne ressent aucun temps mort, voire il aurait bien vu deux ou trois scènes un peu plus développées, au moins d’une bande de trois cases.


Comme dans les tomes précédents, le scénariste a ménagé de beaux moments d’action à l’artiste. La première pendaison se déroule hors champ de la prise de vue, avec uniquement le visage de Lund et de Hawker qui se crispe. La deuxième pendaison donne lieu à l’intervention vive et musclée de Hawker qui bondit pour estourbir deux bourreaux, pour délivrer la condamnée, et courir vers un fiacre pour une fuite éperdue. Le dessinateur prend visiblement plaisir à représenter la voiture à cheval filant dans des rues voire des chemins, détrempés, en modulant le niveau de rendu en ombre chinoise pour un effet estompé d’éloignement dans la distance. Quelques pages plus loin, Hawker bondit dans le dos d’un bourreau de la nuit, pour lui faire une clé au cou et le menacer d’un poignard effilé : une action rondement menée, des dessins secs et efficaces, une ambiance lumineuse dans le brouillard nocturne propice à une attaque furtive. En planche vingt-sept, le lecteur se retrouve spectateur d’un premier duel à l’épée en neuf cases : le dessinateur séquence cette action de manière à ce que le lecteur puisse voir le positionnement respectif des deux combattants, comprendre leurs déplacements, suivre leurs attaques et leurs ripostes, parfait. Un deuxième duel s’engage dans la page suivante et il est réglé en deux cases, le bourreau de la nuit n’étant pas un bretteur expérimenté. L’artiste ne se complaît ni dans le voyeurisme, ni dans le gore, tout en montrant bien la soudaineté de l’épée qui s’enfonce dans la poitrine de l’assaillant, la violence du geste, la douleur du blessé.



Le lecteur retrouve également l’art d’installer et de développer une ambiance à la fois par un découpage approprié, à la fois grâce à la mise en couleurs réaliste et teinté d’une pointe d’expressionnisme. La page d’ouverture constitue un cas d’école. L’auteur reprend les mêmes mots que pour le tome précédent, concernant la marée et l’épine dorsale. Le lecteur fait immédiatement le lien et va vérifier s’il n’est pas en train de lire la même planche une seconde fois. La première case est de la largeur de la page et en occupe la moitié de la hauteur : une vue de la grève de la Tamise avec des pieux et un canot au premier plan, une cabane en bois au second plan, et un navire avec les voiles repliées sur les mâts en arrière-plan : un usage des traits encrés et des aplats de noir, allant de traits de contour à une ombre chinoise grignotée par la brume pour le dernier plan. Dans la case suivante, également de la largeur de la page, dans le lointain le début de la ville, au premier plan le groupe de vagabonds à contrejour devant le feu. Troisième bande, un sans-abri relève la tête ayant entendu un bruit, puis son visage de face, et enfin avec une caméra au niveau du sol une paire de bottes qui avance de manière décidée. Le lecteur a senti le froid commencer à pénétrer ses vêtements, l’humidité de l’air, la misère et la résignation de ceux qui la subissent, l’irruption d’un élément étranger perturbateur, dans une ambiance entre gris et vert des plus déprimantes. L’artiste s’amuse autant avec la trogne du bourreau Mackton, qu’avec la flamboyance abondante de la chevelure de Red Lady. Les séquences en bord de Tamise sont toutes autant suintantes et humides, froides et sinistres. La coloriste joue à plein sur le contraste entre ces moments et l’éclairage chaud et vif de la taverne Lock’s Club, un régal visuel.


Le scénariste parvient à faire passer l’heureuse coïncidence qui fait que Hawker et Lund se trouvent au même moment que le bourreau dans la taverne, en indiquant qu’ils ont déjà fait le tour de plusieurs établissements similaires, et qu’ils ont fait chou blanc. Il apprécie également que le héros refuse de se soumettre aux conditions des bourreaux de la nuit, qu’il se mette en danger en se rendant seul et sans arme à un de leur rendez-vous, tout en reconnaissant que le temps file et qu’il ne pourra peut-être pas sauver son père adoptif sans payer la rançon. Dans cette dernière aventure de la main de William Vance, Bruce J. Hawker ne prend pas la mer, tout juste un canot, et il se retrouve également à devoir nager dans la Tamise de nuit. Il fait montre de courage physique, en prenant des risques, et tout autant d’intelligence. Il fait un tour systématique des tavernes, il met une potentielle victime à l’abri, il se doute que quelqu’un parle trop dans son entourage, il réalise lui-même une filature. L’intrigue se clôt de manière satisfaisante, et le héros reprend la mer : il s’est montré aussi bon tacticien sur terre que sur mer.



Dans un premier temps, le lecteur se retrouve un peu décontenancé par une seconde partie de seulement trente page. Dans un second temps, il constate que le scénariste a privilégié un récit dense et rapide, à une dilution pour respecter une pagination arbitraire. Dessinateur et coloriste se complètent à merveille pour des pages pleines de tension et d’humidité, avec des dessins aux contours âpres apportant une apparence adulte et dure, très savoureuse pour les lecteurs plus âgés.


L’écervelé, dix pages plus une magnifique illustration peinte en double page qui devait servir de couverture, un navire sur mer déchaînée. Sur la berge de la mer, une jeune femme nommée Kate chemine à dos d’âne, essayant d’échapper à un trio patibulaire menée par un certain Ortiz. Elle doit être rejointe par des marins britanniques. En apercevant leur bâtiment approcher, elle estime qu’il est conduit par un écervelé, au vu des risques qu’il prend. L’auteur s’amuse bien avec une belle blonde en robe longue pleine d’initiative, portant un jugement critique sur les capacités de son sauveteur potentiel, avec de très belles images de plage, de mer, et de mouettes.


Top secret, trois pages : Un soir de brume, comme disait le poète, sur les quais de la Tamise, Bruce J. Hawker se dirige en toute discrétion vers une maison abandonnée pour se livrer à une tâche mystérieuse. Une histoire courte avec une chute gentille, rehaussée par une touche légère d’humour en forme de clin d’œil. L’occasion de retrouver le personnage sur les berges enténébrées du fleuve : sympathique.


Ce tome vient clore les aventures de Bruce J. Hawker réalisées par son créateur William Vance, avec l’apport déterminant de Petra Coria pour la mise en couleurs, et le renfort d’André-Paul Duchâteau pour les scénarios des albums 4 à 7. La narration visuelle se fait acérée et poisseuse pour la fin de l’intrigue des bourreaux de la nuit. Elle retrouve tout son souffle sur la plage et sur mer pour la seconde histoire. Elle replonge dans la nuit pour la dernière. Une bonne série dans la carrière de William Vance.



mercredi 13 novembre 2024

Bruce J. Hawker T06 Les bourreaux de la nuit

L’aube se lèvera-t-elle demain ?


Ce tome est le sixième d’une heptalogie. Il fait suite à Bruce J. Hawker tome 5 Tout ou rien (1988). Cet album a été réalisé par William Vance (1935-2018) pour le dessin, par Petra Coria (1937-2024) pour les couleurs, avec André-Paul Duchâteau (1925-2020, créateur de la série Ric Hochet) pour le scénario. Il a été prépublié dans les numéros 59 à 70 du journal de Tintin fin 1990, début 1991. La première édition en album date de 1991. Il comprend quarante-cinq pages de bande dessinée.


La Tamise… Un fleuve aux eaux changeantes, soumis à l’influence de la marée avec plus de sept cents flux et reflux par an… La Tamise, appelée souvent l’épine dorsale de Londres… En ce début de soirée recouvert par le fog, une famille de miséreux fait griller un petit animal sur un feu de fortune. Un coupé passe dans la rue : Lord Hawker rentre chez lui, conduit par son cocher James. Il lui demande d’aller plus vite car ce n’est pas une heure pour les honnêtes gens, et il se dit qu’il aurait mieux fait de se faire accompagner par Bruce, son fils adoptif, tout en se morigénant pour ces craintes stupides de vieil homme. Le cocher doit arrêter le coupé car un homme en habit de ville, cagoulé, se tient au milieu de la voie, avec un pistolet dans la main. Il s’avance et il indique que lui et ses compagnons en ont après le Lord. Il continue : ils vont lui offrir l’hospitalité pour cette nuit, et peut-être encore d’autres… James en profite pour baisser discrètement sa main vers son propre pistolet, mais un des bourreaux de la nuit est plus rapide et lui tire dessus. Le cocher est blessé, l’homme donne une tape sur le cheval pour que celui rentre à la maison et que l’homme blessé serve de message et d’avertissement. Ils emmènent le juge vers les bas-fonds de la ville.



Au Lock’s Club, Bruce J. Hawker indique à son ami George Lund qu’il trouve que ces endroits où l’on s’amuse sont désespérément sinistres, le temps lui paraît long. Lund s’étonne que son ami regrette déjà les loisirs bien mérités qui leur ont été octroyés. Il continue en faisant observer que tout dans ce club à la mode est fait pour retarder le temps : c’est le seul endroit de Londres où les aiguilles de l’horloge marchent à l’envers ! Il lui suggère d’admirer les jolies femmes dehors, et ici les gentlemen avec leurs chapeaux hauts-de-forme. D’ailleurs James Heatherson est présent et il prend la parole pour indiquer que c’est lui qui a introduit le haut-de-forme en 1797, et il a dû payer une amende de cinquante livres pour avoir délibérément effrayé des gens timides. C’est au tour de lord Thomas Bentley de se mêler à la conversation. Il leur propose d’organiser un pari. Ils sont interrompus par l’arrivée de la voiture de lord Hawker, et de son cocher blessé. Bruce J. Hawker va l’interroger pour en savoir plus. Le cocher s’écroule inconscient en moins de cinq secondes, ce qu’avait parié Lord Bentley.


Nouveau diptyque pour ce personnage récurrent : cette fois-ci le tome se déroule à terre, à l’exception d’une poursuite dans le gréement lors d’un bref passage dans un navire échoué. Le lecteur retrouve le héros : toujours aussi beau avec sa chevelure argentée qui a peut-être pris un peu de volume Il a donc été réintégré dans les bonnes grâces de l’armée, après les prouesses de sa précédente aventure, et il bénéficie même de temps libre… dont il ne sait pas quoi faire. Sa personnalité est toujours réduite à quelques traits de caractère : le courage, athlétique et combattif, une forme d’honneur et d’altruisme. D’ailleurs le lecteur est pris de court par ce dernier, car finalement Bruce a retrouvé de l’estime pour ses parents adoptifs Lady & Lord Hawker, alors qu’ils s’étaient mutuellement reniés à la suite de sa disgrâce. George Lund ne fait pas montre de plus de personnalité, et a droit à moins de répliques. Percy Reeves apparaît plus défini, avec son attitude rebelle et sa fréquentation de milieux criminels. Le lecteur attend avec impatience de revoir Diana Summerville, l’agent de liaison apparue dans l’aventure précédente, car il s’agissait d’un personnage complexe, doté d’une charme extraordinaire… mais les auteurs ont opté pour un nouveau personnage féminin : Red Lady, la petite rousse qui accompagnait Margie, la gouvernante de Lord et Lady Hawker, celle-là même que Bruce a sortie plusieurs fois du pétrin. À nouveau, scénariste et dessinateur insufflent un sacré caractère à ce personnage féminin.



La première page met en scène la Tamise longeant un quartier défavorisé, avec le brouillard qui commence à s’installer. La mise en couleurs s’avère remarquable : un camaïeu de bleu-gris, estompant les traits de contour des habitations, gommant les autres couleurs. Dans les cases du bas, la vive lueur du feu repousse cette chape terne. Le coupé apporte des couleurs : la petite lanterne jaune sur le côté, le manteau vert du cocher, la chevelure argentée de Lord Hawker. De même, les bourreaux de la nuit amènent une couleur pourpre. Petra Coria navigue avec habileté et intelligence entre une mise en couleurs réaliste et des ambiances impressionnistes. À plusieurs reprises, le lecteur se rend compte qu’il prête attention à son apport soit pour l’ambiance d’une scène, soit pour une case particulière : la semi-pénombre du parc de la résidence des Hawker, l’effet orangé du feu de l’âtre dans une case de la planche douze, le retour du brouillard nocturne sur les quais mettant, par contraste, formidablement en valeur la chevelure rousse flamboyante et l’habit pourpre de Red Lady, l’aspect fantomatique du sommet du grand mât, le violet profond immaculé des cagoules des bourreaux de la nuit, l’éclairage cru de la fosse dans laquelle combattent les chiens, les draperies dans le repaire de Lord John, etc. Avec un feuilletage rapide, le lecteur peut ressentir l’impression d’une mise en couleurs un peu datée ; à la lecture il en va tout autrement, l’intelligence de la complémentarité avec les traits encrés apparaissant pleinement.


Une nouvelle fois, la narration surprend le lecteur par son ton adulte, ce qu’il n’attendait pas forcément d’une série tout public publiée dans le journal de Tintin. La petite famille s’apprêtant à manger ce qui pourrait bien être un chat au mieux, un rat au pire, cuit à la broche sur un feu de fortune sur un quai désaffecté d’un quartier abandonné de Londres produit un effet de misère et de dénuement. Les bourreaux de la nuit ressemblent de prime abord à une association de malfaiteurs, ou plutôt de Robins de bois, dérobant aux riches. Toutefois, il apparaît que leur chef appartient à la classe des nantis, que les richesses ne sont en rien redistribuées, mais acquises pour l’intérêt personnel de certains. La police s’avère incompétente pour pourchasser ces criminels qui exécutent leurs victimes avec une potence. Qui plus est un personnage explique que Londres ne dispose pas de justice organisée. Il continue en dressant le portrait catastrophique de la sécurité des citoyens : Londres, la City, les quartiers au nord constituent une véritable cité de malfaiteurs ! Tout les aide : le brouillard, la fumée du charbon de terre qui couvre la ville ! Le gouvernement paie bien des primes à des argousins privés… Mais ils sont aussi corrompus que ceux qu’ils doivent pourchasser ! Plus loin, un enfant des rues dépenaillé vient farfouiller dans la poche de Bruce J. Hawker, comme le premier pickpocket venu. Les combats de chiens clandestins attirent aussi bien la canaille des bas-fonds que des Lords venus parier gros. Un environnement qui n’est ni réjouissant, ni épanouissant.



Le lecteur prend tout de suite fait et cause pour le héros bien décidé à sauver son père adoptif, malgré le différend qui les oppose. L’intrigue contient son lot de péripéties : un enlèvement en bande organisée, une course pour rattraper Bunny qui s’enfuit avec le coupé, une autre poursuite dans les gréements d’un navire échoué, l’infiltration à haut risque dans une réunion des bourreaux de la nuit cagoulés (avec mot de passe et signe de reconnaissance), combats de chiens, et deux rapts supplémentaires, sans oublier la corde au cou pour le héros. Il s’agit donc bien d’un récit d’aventure, dans un contexte précis ayant une incidence sur l’intrigue (par opposition à un décor interchangeable), avec une narration visuelle impeccable, en termes de consistance et de lisibilité. Pour un peu, le lecteur éprouverait du vertige à monter derrière Bruce J. Hawker dans les gréements. Le scénariste s’amuse avec quelques conventions du genre comme le recours à une phrase servant de mot de passe (L’aube se lèvera-t-elle demain ?), et le passage secret reliant le navire échoué au repaire des bourreaux de la nuit. Il intègre quelques références historiques comme la mention d’Old Bailey, le terme de Lobsters (homards, surnom des soldats d’infanterie de marine), et la petite histoire macabre racontée par lord Heatherington sur le condamné à mort qui aurait dû accepter de boire un verre.


Cette fois-ci pas d’embarquement en mer : Bruce J. Hawker reste à terre pour un essayer de libérer son père adoptif qui a été enlevé par une bande organisée qui demande une rançon. La narration visuelle emporte le lecteur dans ce Londres régulièrement sujet au brouillard, dans les salons luxueux, et les rues sordides, et même un passage secret, avec une mise en couleurs aussi élaborée que discrète. Le scénario mêle harmonieusement les conventions du genre (une ou deux bagarres, le héros en péril, les bandits agressifs mais pas toujours efficaces, une femme magnifique entre victime et femme fatale) et des éléments sociaux adultes assez durs.