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samedi 10 octobre 2020

Caroline Baldwin, Miss Tattoo

Fascination


Cet ouvrage a été publié en 2020 à l'occasion de la sortie de Caroline Baldwin T19 - Les Faucons d'André Taymans. Il s'agit d'un hors-série consacré au personnage de Miss Tattoo qui apparaît dans les 18 & 19 de ladite série. Il s'agit d'une enquête réalisée pas Anne Matheys, d'après les archives de Taymans pour le projet de film Half-Blood consacré à Caroline Baldwin, dont le tournage avait commencé en janvier 2013 à Bangkok. La première édition de cet ouvrage a bénéficié d'un tirage comprenant un ex-libris numéroté de 1 à 1000, et signé par André Taymans. Il s'agit d'un dessin représentant Miss Tattoo, allongée nue.

L'ouvrage s'ouvre avec un dessin en pleine page de Jessica Blandy nue, avec ses sandales, en train de lire. La page suivante comprend une photographie occupant les deux tiers inférieurs, avec l'actrice Carole Weyers, Cyrielle Zurbrügg et André Taymans, à Bangkok. Au-dessus, court un texte rédigé par Anne Matheys, l'autrice qui a rédigé les introductions pour les quatre tomes de l'intégrale de la série. Elle explique que pour ce faire, elle a demandé l'accès aux archives personnelles d'André Taymans, et qu'elle était passée à côté de quelque chose, ou plutôt de quelqu'un. C'est en lisant les tomes 18 & 19 de la série Caroline Baldwin qu'elle a réalisé l'importance de Miss Tattoo, et qu'elle a fait le lien avec des photographies du tournage de 2013 qu'elle avait vues sans y prêter d'attention. Sur la page de droite, se trouve un autre nu de Caroline qui a reposé son livre et semble s'être endormie, toujours dans la même tenue d'Ève. Page suivante : trois nouvelles photographies en teinte sépia, avec le même trio de Carole, Cyrielle et André. Le texte de Matheys continue. Elle indique que le script du film coécrit par Taymans et Thierry Bourcy ne faisait aucune mention de Miss Tattoo. Or il en va tout autrement dans les tomes 18 & 19. Le dessin en pleine page sur la droite est consacré à Miss Tattoo / Madame Jow, et montre son dos nu, avec une représentation détaillée de son magnifique tatouage : les branches d'un arbre, avec deux oiseaux.

Dans la page suivante, le lecteur découvre une photographie sépia avec Carole de plein pied au premier plan, et Cyrielle, également de plein pied au second plan. Anne explique qu'elle s'est alors replongée dans les archives et a compulsé le millier de photographies issues du tournage, ainsi que les nombreuses heures de rush correspondante. Elle précise que son enquête n'est pas rigoureuse : elle rend plutôt compte de ce qui se dégage de ces archives, sans la version de Taymans qui a préféré lui laisser raconter une sorte de fiction. Sur la page de droite, Miss Tattoo est allongée nue sur un drap de couleur foncée.


Le tome 19 laisse planer un avenir incertain sur l'avenir potentiel de la série Caroline Baldwin, tout en annonçant quand même un probable tome à venir. S'il a lu les 18 & 19, le lecteur a pu faire le constat par lui-même du rôle très important du personnage de Miss Tattoo dans ce diptyque. En fonction de son degré d'implication dans la série, il peut s'en tenir à cette histoire en 2 parties sans rien rater en ne lisant pas le présent hors-série, ou bien se dire qu'il lui faut absolument en savoir plus sur cet intrigant personnage. Le tome 19 montrait de manière explicite que Miss Tattoo est effectivement inspirée d'un être humain réel : Cyrielle Zurbrügg dont le nom figure sur la couverture du présent ouvrage, à côté de celui du créateur de Caroline Baldwin. Le lecteur croit l'autrice sur parole quand elle dit que Cyrielle a dû faire une forte impression sur l'auteur, car les pages de la série montrent un personnage très important, volant même la vedette à Caroline dans le 19, voire devenant son héritière spirituelle, la remplaçant dans le cœur de celui qui pourrait se voir comme l'avatar de l'auteur, et occupant une place prépondérante dans la deuxième moitié dudit tome. Le texte en dit plus sur les circonstances de la rencontre entre Taymans et Zurbrügg lors de la recherche d'un bar à filles où tourner une séquence du film, ainsi que sur son intégration potentielle au scénario, sans toutefois s'aventurer sur le terrain de la vie privée de l'auteur. Le lecteur curieux en apprend un peu plus sur cette suissesse ayant fait une impression aussi forte sur l'auteur.

Le présent ouvrage de 34 pages comprend donc également des photographies. Certaines s'apparentent à des instants de travail, montrant donc le trio de Cyrielle Carole et André en repérage dans les rues de Bangkok, ou en train de manger, et une ou deux sur un set de tournage. Elles sont majoritairement en noir & blanc, ou en simili sépia. Leur taille va de deux tiers de la page, à un simple petit insert dans une page. Elles viennent compléter celles que le lecteur avait déjà pu regarder dans l'introduction du dernier recueil de l'intégrale Caroline Baldwin Intégrale T4: Volumes 13 à 16, et vraisemblablement faire regretter que ce projet de film ne soit jamais arrivé au bout. Il y a également une dizaine de photographies issues d'un plateau de tournage proprement dit : la scène où Caroline Baldwin fait la connaissance de Madame Jow dans son bar à filles. Le lecteur peut apprécier la ressemblance d'ambiance avec la scène équivalente dans la bande dessinée, tout en notant quelques différences. Carole Weyers porte la petite robe noire caractéristique du personnage, et les sandales à talon, et Cyrielle Zurbrügg porte la même robe que dans la bande dessinée avec le chapeau à large bord. Il y a aussi une photographie d'elle assise sur les marches d'un temple bouddhique, comme dans la BD, et une montrant le tatouage sur son dos nu.



Cet ouvrage contient également de nombreux dessins de Caroline et madame Jow. En plus de l'ex-libris, il y a 3 dessins en pleine page consacrés à Caroline, et 12 en pleine page consacrés à Miss Tattoo. Le lecteur retrouve donc Caroline dans une de ses positions habituelles : allongée nue sur un lit, avec ses sandales, en train de lire. Il peut retrouver un dessin similaire en plus petit dans la page en face de la deuxième de couverture des intégrales. Ceux consacrés à Jow mettent en valeur ses tatouages, ou les rondeurs de son corps nu. Anne Matheys fait observer que cette focalisation sur les tatouages est une nouveauté dans l'œuvre de l'auteur, sous-entendant qu'il a été convaincu par ceux de Cyrielle. Le lecteur peut donc se faire une idée assez précise des tatouages que s'était fait faire cette femme et qui ornait son corps en 2013. Il constate qu'il s’agit de dessins très détaillés, et que les thèmes sont originaux, que ce soit le biplan ou celui de l'arbre. L'auteur donne un sens à ce dernier dans le tome 19 de la série quand madame Jow explique que chaque feuille de cet arbre de vie représente une personne qu'elle a aimée. Chaque feuille a une histoire. Elle demande alors à caroline : où est ton arbre ? Où sont tes feuilles ? Indéniablement la nudité du personnage représenté leur apporte une dimension érotique, de nature sensuelle, plutôt que de nature sexuelle. Il n'y a pas d'acte sexuel sous-entendu, simplement un moment de détente pour une personne à l'aise dans la nudité, avec peut-être une touche de séduction dans certains dessins. André Taymans les réalise dans un registre proche de la ligne claire, avec une mise en couleurs sobre, sans effets 3D qui auraient été mal venus. Il n'y a pas de hiatus entre ces représentations pouvant évoquer une approche graphique tout public, et la nature de ce qui est représenté parce que la dimension sexuelle n'est pas présente.


Le lecteur découvre également de nombreux croquis et esquisses consacré à madame Jow et réalisé sur ce que Taymans avait sous la main : feuille de dessin (dans ce cas-là, ce sont souvent des cases des albums 18 & 19 à l'état de crayonné), feuille d'addition de restaurant, feuille de carnet d'hôtel, menu de restaurant. Le lecteur est alors libre d'imaginer s'il s'agit d'un dessin fait en observant le modèle sur un lit, ou si l'artiste s'exerce à la représenter dans les positions nécessaires pour la bande dessinée, d'après ses souvenirs, ou en l'observant en face de lui en attendant leur plat, ou un moyen de transport. À nouveau le texte ne vient pas révéler s'il y a eu idylle ou pas, ou plus si affinité. Cela intéressera donc surtout un lecteur fortement impliqué dans la série, pour découvrir comment l'auteur construit une case, comment il effectue des recherches pour les postures de ses personnages en fonction de la nature de la séquence, comment il s'exerce à capturer la personnalité d'une femme qu'il côtoie.


Avec ce hors-série, le lecteur obtient la confirmation qu'André Taymans a été sous le charme de Cyrielle Zurbrügg, ce qui l'a conduit à en faire un personnage dans sa série consacrée à Caroline Baldwin, et peut-être qui sait à lui consacrer d'autres albums dans un avenir indéterminé. Anne Matheys a choisi de ne pas trop en dire, de ne pas empiéter sur la vie privée de l'auteur, tout en en révélant un peu sur cette suissesse à la vie qui sort de l'ordinaire. Le lecteur en vient à se demander d'ailleurs ce qu'elle a pu devenir depuis. Miss Tattoo s'adresse à des lecteurs fortement impliqués dans la série, voulant en savoir plus, tout en sachant bien qu'il ne s'agit pas d'une bande dessinée, mais d'un ouvrage hommage réalisé par un créateur à sa muse.


 


mardi 10 décembre 2019

Caroline Baldwin, Tome 12 : Le Roi du Nord

La pêche est une question de patience.

Ce tome fait suite à Caroline Baldwin, Tome 11 : État de Siège (2005) qu'il est préférable d'avoir lu avant. La première édition date de 2006 et il est repris dans Caroline Baldwin Intégrale T3: Volumes 9 à 12. Il a été réalisé par André Taymans pour le scénario, les dessins et l'encrage. La mise en couleurs a été réalisée par Bruno Wesel.


Dans les bureaux du siège social d'un cigarettier, 5 dirigeants sont dans une salle de réunion. Ils évoquent la situation au Québec, et la nécessité de couper les branches mortes de leur trafic de contrebande. La décision est prise de faire assassiner Claude Fortier, leur intermédiaire au Québec, qui est également le meneur des insurgés qui ont organisé la prise d'assaut d'un train sur un des ponts reliant Montréal à la rive nord du Saint Laurent. Le responsable Harper ne veut surtout pas être mis au courant des détails, pour ne pas risquer de se faire supprimer à son tour si les choses tournent mal. À Montréal, le maire reçoit dans son bureau, le préfet de police, ainsi qu'un représentant des services secrets canadiens. Il apprend que les insurgés ont réussi à s'enfuir du pont qui était cerné par la police. L'agent Roy explique que c'est une manœuvre décidée par les services secrets afin de pouvoir neutraliser un gros poisson : Claude Fortier. L'agent Roy fait clairement comprendre au maire qu'il doit soutenir la version officielle d'une fuite en pleine nuit, quitte à faire passer les services de police pour des incompétents.

Chez elle, Caroline Baldwin lit le journal et apprend la fuite des insurgés : elle se réjouit pour Jérémie, son neveu, le fils de sa cousine Rachel. Gary lui indique qu'il se rend à Montréal pour rencontrer un homologue canadien afin de comprendre ce qui s'est réellement passé. Il sort alors que Nohad Yared sonne à la porte, avec un visage très fermé. Elle est reçue froidement pas Caroline Baldwin, Scott s'empressant de s'éloigner au plus vite. Baldwin communique quand même les informations à Nohad Yared : son père a été condamné pour viol sur mineur et a bénéficié d'une libération anticipée avec changement d'identité. Caroline Baldwin prend sa voiture pour aller s'entretenir avec Tom, chef de la police tribale de la région. À la radio, les infos indiquent que les explications du maire sur la fuite des insurgés ne convainquent personne, que d'autres réserves se soulèvent dans le pays et que la traque des terroristes s'annonce longue et difficile.


Le tome précédent s'était achevé sur une situation non résolue et le lecteur revient pour avoir la fin de l'histoire. André Taymans mène à bien ses 2 intrigues concomitantes : celle relative à l'insurrection des indiens et celle relative à la recherche du père Nohad Yared. En cours de route, le lecteur acquiert la conviction que l'auteur a intégré celle relative à la recherche de la personne disparue parce que celle relative à l'insurrection ne tenait pas en 1 seul album, mais n'était pas suffisante pour remplir 2 albums. Puis au fur et à mesure, il se dit que peu importe la raison car dans la vie réelle il est également très rare de pouvoir se consacrer à 100% sur une seule chose, sur un seul objectif, et que finalement c'est ce qui se produit pour Caroline Baldwin. Cet enchevêtrement de 2 histoires n'apparaît plus comme une solution technique pour atteindre un quota de pages, mais comme une situation plus réaliste. Comme l'indique Anne Matheys dans le dossier de l'intégrale, le scénariste a effectué plusieurs révisions à son histoire grâce à plusieurs sources d'informations. Le lecteur plonge donc dans un thriller politique assistant à une révolte d'une partie des communautés des Premières Nations, découvrant la source de financement des groupuscules armés, observant les coulisses de la communication politique et policière. Il ne s'agit pas d'un pamphlet anti-establishment ou d'une analyse sociologique et ethnique sur la maltraitance des peuples autochtones et leur devenir. Mais c'est un thriller qui ne se limite pas non plus à une alternance bien agencée de course-poursuites et de coups de feu.

De fait, le lecteur ressent une curiosité irrépressible de savoir ce qui va se passer. Caroline Baldwin tirera-t-elle Jérémie de ses mauvaises fréquentations ? Comment se dérouleront les retrouvailles entre Nohad Yared et son père ? Accessoirement, c'est quoi le rapport avec la scène d'assassinat en ouverture du tome précédent ? André Taymans ajoute une histoire de vengeance pour faire bonne mesure et le lecteur ne lâche pas sa bande dessinée jusqu'à la fin. En plus, le lecteur retrouve tout ce qu'il aime dans cette série. Caroline Baldwin est toujours attachante : personnalité directe et parfois un peu sèche. Elle ne s'en laisse pas conter, elle souhaite aller de l'avant, faire aboutir son enquête. Elle reste toujours attachante du fait son investissement affectif : son amour compliqué pour Gary Scott, son sens de la justice (sauver Jérémie), sa propension à donner de sa personne en se mettant en danger, mais aussi en se remettant en question (la discussion avec l'ancien de la communauté indienne). L'artiste reste dans un registre proche de la ligne claire, avec des traits de contour précis et nets, très légèrement arrondis, pour une apparence presque tout public. Il nourrit les formes ainsi détourées, avec des traits un peu plus bruts, donnant une apparence un peu plus rêche, un peu plus adulte. Le lecteur se demande si la plastique de Caroline sera mise en avant. Cette fois-ci, André Taymans limite la titillation à une page où son héroïne est en sous-vêtement sur son lit. Il est possible de trouver que cette tenue n'est pas si propice à la décontraction, ou un peu gratuite. D'un autre côté, elle correspond bien à la personnalité de Caroline Baldwin, et le lecteur a déjà pu la voir ainsi à l'aise précédemment.

Dans ce tome, la narration visuelle d'André Taymans s'apparente plus à une approche naturaliste, presque de reportage. Alors que le récit se prête bien à une mise en scène spectaculaire (une fusillade, une personne menacée à bout portant par une autre avec une arme à feu, une personne avec les chevilles menottées autour d'un tronc d'arbre), l'artiste se tient à l'écart des visuels qui en mettent plein la vue, pour mieux servir son histoire. C'est ainsi que le simple fait pour Baldwin de faire demi-tour sur l'autoroute à cause d'un barrage devient marquant, alors même qu'il ne s'agit que d'une petite case qui ne la montre pas à contresens du sens de circulation. Cette impression de reportage se retrouve également dans le traitement des différents endroits. André Taymans prend bien soin de montrer l'endroit où se déroule chaque scène, les actions ayant une relation directe avec leur environnement. Toute trace de tourisme a disparu de la narration, pour faire place à un accompagnement des protagonistes là où ils se trouvent. La case montrant l'Empire State Building n'est pas une photographie d'une visite casée là, mais une case indispensable pour faire comprendre où se situent les bureaux de l'entreprise cigarettière. La vue d'ensemble de Montréal depuis le parc Mont-Royal permet d'établir le milieu urbain dans lequel se trouve la mairie, par contraste avec le pavillon de banlieue peu dense où habite Caroline Baldwin. À nouveau, ce n'est pas la réutilisation d'une photographie de voyage, mais une information nécessaire au récit pour attester de la diversité des territoires du Québec.


Ce soin apporté aux environnements apporte la consistance nécessaire à l'intrigue qui s'appuie sur des réalités géopolitiques spécifiques au Canada. Regarder Baldwin conduire sur une route, c'est voir le pays où se déroule l'action. Aller à la rencontre d'un ancien indien en train de pêcher, c'est voir l'importance des milieux naturels, et comprendre que le peuple des Premières Nations n'est pas un concept désincarné ou un groupe d'individus tous identiques. Baldwin attachée à un arbre, ce n'est pas qu'un rebondissement divertissant dans une intrigue, c'est aussi la réalité des zones sauvages ou semi-sauvages. Voir Gary Scott conduire sa voiture à travers bois, c'est percevoir la réalité des distances dans cet immense pays. André Taymans n'a rien perdu de sa capacité à représenter ces paysages de manière convaincante, au point d'équilibre entre un dessin facile à lire et un niveau de description précis et fidèle. Le lecteur se retrouve vite pris par la qualité d'immersion dans ce thriller qui charrie plusieurs thèmes : les revendications d'une ethnie, la coopération délicate inter-services, la manipulation médiatique et politique, dans une aventure réaliste et divertissante. En outre les personnages continuent d'être attachants, chacun à leur manière, de l'efficacité professionnelle de Gary Scott à l'implication émotionnelle de Caroline Baldwin.

Lorsqu'il arrive à la fin du récit, le lecteur constate que l'auteur s'octroie 6 pages d'épilogue, en 2 séquences différentes. Il est un peu surpris par la première qui arrive comme un cheveu sur la soupe, et par la seconde étrangement bon enfant. Il ne s'attend pas à ce qu'une particularité de Caroline Baldwin ressorte ainsi dans la première, et que la seconde repose sur un appel professionnel inopportun pour Gary Scott. De prime abord, la première séquence donne l'impression d'avoir été réalisée parce qu'il restait assez de pages, et parce qu'il doit y avoir une mention de la séropositivité de Caroline Baldwin par album. Mais en voyant se dérouler la scène, le lecteur sent son cœur se serrer en éprouvant l'émotion qui étreint cette femme. Le contraste n'en est que plus surprenant avec la dernière scène gorgée d'émotion chaleureuse, manquant un peu de nuance.

Cette deuxième partie tient les promesses de la première avec un thriller adulte et plausible, une narration visuelle entièrement en phase avec le récit, les images apportant de nombreuses informations d'une manière sophistiquée. Le lecteur en ressort avec encore plus d'admiration pour Caroline Baldwin (et pour l'auteur).