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mardi 11 août 2026

Le vertige

Accepter de laisser partir. D’être simplement renvoyé à soi-même.


Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. Son édition originale date de 2014. Il a été réalisé par Frédéric Debomy pour le scénario et par Edmond Baudoin pour le scénario et le dessin. Il comprend vingt-neuf pages de bande dessinée. Debomy est un auteur de bande dessinée dont une avec Baudoin (Taches de Jazz, 2008), un auteur de plusieurs ouvrages sur la Birmanie, un journaliste pour Mediapart.


Frédéric Debomy se trouve en train de déjeuner chez Edmond. Il comprend qu’il est venu voir le bédéaste avec un scénario, et que ce dernier veut lui faire son portrait. Son interlocuteur répond qu’il n’a plus assez temps avec ce qui lui reste à vivre pour jouer avec de la fiction. Frédéric ne sait pas s’il veut se mettre à nu. Pas seulement par pudeur : est-ce que tout livrer de lui permettrait vraiment de le connaître ? En imaginant qu’il confesse n’avoir pas toujours été à l’aise sexuellement : qu’est-ce que cela apprendrait à Edmond ? Ce dernier répond qu’il a raison, le nombril du journaliste ne l’intéresse pas, mais il y a en lui comme en chacun de l’universel. C’est ça un portrait. Frédéric lui demande : Est-ce qu’on doit penser que ce qui nous définit, c’est seulement ce qui relève de la vie personnelle ? Peut-être que pour parler de lui, on ferait aussi bien de reproduire l’un de ses articles. Baudoin acquiesce. Un article initialement publié sur le site de Mediapart publié le trois juin 2009 est repris intégralement, intitulé : L’engagement durable de Bouygues au Turkménistan. Il commence ainsi : Il est des situations dont on parle peu. Et des silences profitables. Comment réagirait Bouygues, présent au Turkménistan depuis 1994, si les circonstances d'obtention de ses marchés dans l'ancienne république soviétique venaient à être connues de l'opinion publique française ?



Frédéric reconnaît que cela peut paraître prétentieux de prétendre parler de soi au travers d’un texte militant. Edmond lui demande : Pourquoi, pour que sa vie soit intéressante à ses yeux, il a fallu à Frédéric s’engager dans le militantisme ? Ça, c’est important pour Baudoin. Les auteurs reproduisent alors un autre article du journaliste : Zoya Phan est une jeune femme karen (l’une des minorités nationales de Birmanie). Fille d’un leader politique de l’Union nationale Karen (KNU), elle travaille aujourd’hui pour Burma Campaign UK qui soutient le mouvement démocratique birman au Royaume-Uni. Zoya est née dans l’État karen. Après l’attaque de son village par l’armée birmane, elle fuit vers la Thaïlande et atterrit dans un camp de réfugiés. Elle a raconté cela dans son livre Little Daughter. Zoya y décrit la vie difficile des Karen. Son éditeur voulait qu’elle centre son récit sur la seule dimension personnelle de cette histoire : elle s’est battue pour en élargir le champ. Frédéric fait remarquer qu’Edmond dit qu’il fait toujours un autoportrait en faisant un portrait, le bédéaste n’a donc pas besoin du journaliste, qu’est-ce qu’il cherche ? Edmond répond qu’il cherche ce qui dans l’autre est lui. Son interlocuteur lui dit que si Edmond est prêt à entendre une autre voix que la sienne, il peut lui dire quelque chose du regard qu’il porte sur les autres et sur lui-même.


Voilà une œuvre singulière… celles de Baudoin, ne le sont-elles pas toutes ? Dès la seconde page, la forme de la bande dessinée est remise en question par l’inclusion de cet article du journaliste qui prend les deux tiers inférieurs de la seconde planche, avec un portrait en gros plan de son auteur, puis dans les deux tiers de la troisième planche, avec un autre portrait singulier dudit auteur. Le lecteur tourne la page et découvre un entrefilet reproduit également, occupant un quart de la page avec un portrait en plan américain de Zoya Phan, un mégaphone à la main. La tête de Baudoin apparaît encore de dos dans la première case de la cinquième planche, puis plus du tout pour le reste de l’ouvrage. Ayant établi sa profession de journaliste, ainsi que la nature de ses écrits par deux articles, Frédéric évoque ensuite différentes phases de vie essentiellement au travers de ses relations avec les autres, en particulier des femmes. Il commence par une discussion avec Rachel, tous les deux assis sur un banc, lui déprimé elle désemparée, puis sa rencontre en 2001 avec Nadia au New Morning, avec sa cousine Marion, évoquant plusieurs moments avec elles sans s’astreindre à l’ordre chronologique. Il raconte avec plus de détails un autre moment marquant dans sa vie : l’enterrement de son grand-père en 2009.



Le lecteur comprend que les deux auteurs ont construit une forme de portrait sur mesure pour son sujet, à la fois à partir des moments choisis par Frédéric lui-même pour leurs caractéristiques qui permettent de dresser son portrait, à la fois par la forme visuelle toujours aussi libre et sophistiquée du bédéaste. En effet dès la première page, le journaliste indique qu’il avait comme projet comme une fiction, ce que l’autre refuse. Puis il renverse pour partie la proposition en rappelant que pour Baudoin tout portrait constitue un autoportrait. Le lecteur se rend vite compte que le journaliste structure son portrait comme il l‘entend, et que l’artiste le restitue visuellement avec sa propre personnalité. Le lecteur peut le constater à chaque page. Pour commencer deux cases de la largeur de la page, les deux personnages attablés, Debomy face au lecteur, Baudoin de dos, ce qui établit clairement le centre d’intérêt du récit. Puis l’intégration in extenso d’un article de presse en petit caractère dans une police informatisée qui tranche avec l’écriture manuscrite de l’artiste. En outre, le lecteur remarque que la barbe du journaliste est constituée de petites silhouettes en fil de fer. En page sept, une grande case qui occupe les trois cinquièmes inférieurs de la planche, muette, deux personnes assises sur banc l’une penchée en avant dont la posture exprime une détresse émotionnelle, la seconde avec juste une main posée dans son dos dans un geste très parlant de réconfort. Puis la page suivante, une case avec le même banc vide, un écho de la case dans la page précédente. Par la suite, l’amateur de Baudoin retrouve toute sa liberté visuelle : une falaise qui se fond en une chevelure, des compositions expressionnistes, deux pages de dessins au crayon, des paragraphes de texte accompagnant une ou deux illustrations, etc.


S’il s’agit de son premier contact avec l’art de ce bédéaste, le lecteur peut se trouver un peu décontenancé : des traits de pinceaux un peu épais et irréguliers, des visages parfois un peu déformés, des bâtiments qui peuvent être de guingois, des formes noires irrégulières et massives aux bords parfois estompés dans un effet expressionniste, des zones de texte qui peuvent devenir massives, une focalisation sur certains visages, des pages consacrées à un seul dessin, un très gros plan sur un unique visage. Paradoxalement, il éprouve la sensation d’absorber également de nombreuses informations visuelles. Certaines très concrètes comme les bouteilles et les assiettes sur la table, la forme du banc dans le parc, des façades à Venise, des ustensiles dans la cuisine de Rachel & Frédéric, etc. À d’autres moments des impressions et des sensations : des silhouettes de musiciens de jazz dans une sorte de croquis, la silhouette d’un chien qui donne à la fois l’impression d’avoir une jambe de trop à la fois d’être incroyablement vivant, la communion émotionnelle lors de la cérémonie funèbre dans l’église, des souvenirs fragiles parce que dessinés au crayon. Et ces visages si uniques et universels, si personnels et si parlants.



Au fur et à mesure des séquences, le lecteur se retrouve fasciné par le tout plus grand que la somme des parties. Le journaliste joue le jeu : il se raconte de manière personnelle pour que le bédéaste brosse son portrait. Il mène la danse avec son choix de moments : des instants de relation avec une femme, l’enterrement de son grand-père et la dignité de sa grand-mère. De son côté, l’artiste donne à voir ces instants avec son propre langage pictural qui n’appartient qu’à lui, qui lui est absolument personnel, chaque dessin constituant une interprétation. Debomy se définit d’abord par son journalisme engagé, puis des relations amoureuses. Son personnage dit à sa compagne qu’il a l’impression qu’ils se construisent ensemble. Il évoque ensuite sa façon de vivre et de ressentir la mise en scène propre à un enterrement : Est-ce que l’émotion qu’il ressent est liée à la dimension de la mise en scène de la cérémonie ? Quelle est la part qui revient vraiment au fait d’avoir perdu son grand-père ? Une émotion convenue ? Sa cousine Marion lui fait observer que c’est normal qu’il ne ressente rien, il s’est toujours tenu à l’écart. Il s’interroge ensuite sur sa capacité à se comprendre lui-même, à ce qu’il peut avoir à dire. Pour terminer par un hommage à sa grand-mère et sa compagne Rachel. Le lecteur ressent toute la sincérité et l’empathie de Baudoin dans ses dessins, l’extraordinaire cohérence émotionnelle de ce qu’il raconte en image, comme si cette bande dessinée était le fruit d’un unique créateur. Nul doute que la réalisation de cette bande dessinée a été le fruit d’un processus d’échanges et de discussions entre les deux, occasionnant un dialogue fonctionnant sur l’empathie et la sympathie, un échange aboutissant en effet à un portrait singulier, et un autoportrait en creux.


Les collaborations de Baudoin s’avèrent toujours incroyables. Il y conserve toute sa personnalité qui s’exprime dans la narration visuelle, et dans le même celle du co-auteur s’exprime à égalité, avec la même profondeur. Partant d’un objectif commun, faire le portrait du journaliste, les deux auteurs réalisent une œuvre qui l’atteint, qui met en lumière toute la singularité de sa personnalité, sachant communiquer son essence humaine, ce que l’expérience de la vie peut avoir d’universel. À la fin de la dernière planche, le lecteur quitte deux créateurs avec lesquels il est devenu intime.



lundi 8 juin 2026

Le petit maire

Le maire, c’est la République au village. – Jules Ferry


Ce tome contient une forme d’exposé biographique, indépendant de tout autre, ne nécessitant aucune connaissance préalable. Son édition originale date de 2026. Il a été réalisé par Laurent Turpin pour le récit, par Turpin et Olivier Berlion pour l’adaptation du récit et les dialogues, par Berlion pour le dessin, et par Christian Favrelle pour les couleurs. Il comprend cent-vingt-six planches de bande dessinée. Il commence par une introduction de deux pages de M. Turpin, maire de Sandemont.


La France est le pays d’Europe comptant le plus de communes : 34.964, dont 34.805 en métropole, recensées par l’INSEE. Parmi celles-ci, plus de la moitié (18.582) ont moins de 500 habitants. Saudemont, municipalité rurale des Hauts-de-France, située dans le triangle Arras-Douai-Cambrai, en fait partie. Bienvenue chez Laurent… Avec un peu plus de 420 habitants, ce village ch’ti est composé d’anciens ou d’enfants d’anciens du village, qui se connaissent tous. Et de nouveaux venus qui s’intègrent grâce à leurs enfants (écoles et activités comme Halloween, carnaval, père Noël…) et aux diverses festivités qui leur sont proposées (ducasse, fête de la Bière…). Comme la majorité des communes rurales, Saudemont est un village à dominante agricole, ce qui lui garantit une qualité de vue reconnue… Mais peu de ressources financières, à la différence des bourgs industrialisées qui récupèrent des attributions liées aux activités professionnelles présentes ou passées. Saudemont dispose d’un riche patrimoine matériel, notamment un clocher classé monument historique depuis 1928. Mais aussi les fameux Anges de Saudemont, deux statues en bois polychrome datant de la fin du XIIIe siècle et dont les originaux sont désormais au musée des Beaux-Arts d’Arras. Dans une des chapelles du village, des répliques réalisées à l’identique par les ateliers du Louvre sont exposées. Saudemont a aussi un patrimoine vivant avec son élevage de chevaux Trait du Nord (c’est le nom de cette espèce bien particulière). Ces puissants chevaux tractionnaires sont utilisés pour aider au débardage ou à la place des engins motorisés. Succès assuré quand ils sortent pour balader petits et grands, mais aussi le père Noël, dans les rues de Saudemont. Depuis 2022, Saudemont est devenu Village Patrimoine, un label national mettant en avant la richesse patrimoine des communes de moins de 2.500 habitants. Quelques autres villages aux alentours sont également labellisés, grâce à la richesse naturelle que sont leurs nombreux marais pour les uns ou encore le patrimoine mémoriel de la Première Guerre mondiale pour les autres. Voilà, fin de la visite !



Devenir un petit maire. Laurent Turpin est revenu vivre à Saudemont en 2017, dans la maison que sa famille occupe depuis la fin du XIXe siècle, pour se rapprocher de ses parents dont la santé était fragile. Le monument aux morts recense deux de ses aïeux. Et le cimetière pourrait lui servir d’arbre généalogique à lui tout seul. Son grand-père (résistant notoire) a occupé la fonction d’édile municipal de 1956 à sa mort, en 1978. Et son frère, enfant du village, est revenu y vivre dans les années 1980 avec sa mère, jusqu’à leur dernier souffle. Tous les deux… En 2019…


Dans son introduction, le petit maire, explique sa démarche : Ce livre n’est qu’un témoignage personnel (parfois un peu romancé…) ; il manque sûrement beaucoup d’événements que vivent tous les petits maires (ils sont tellement nombreux) au quotidien. L’idée n’était pas de faire un recensement exhaustif des situations vécues, plutôt d’expliquer la fonction de maire rural et de l’illustrer en puisant dans l’éventail de ses actions et de ses responsabilités, parfois subies. Il est aujourd’hui utile de faire connaître et de valoriser ce statut, afin d’expliquer dans quelle mesure l’implication de tous les maires est fondamentale pour le fonctionnement de la démocratie, au-delà des simples discours. […] Les petits maires luttent au quotidien pour apporter à leurs administrés la qualité de vie qu’ils recherchent en vivant depuis des années dans leur village ou en venant s’y installer. Les liens de proximité sont notre fortune humaine, nous ne voulons pas la gaspiller. Alors, nous agissons à tout instant pour donner une réalité au mieux vivre ensemble. Ainsi le maire de Saudemont se présente puis raconte sa propre démarche, son lien avec la commune de Saudemont, de son élection, jusqu’à son interrogation sur se représenter ou non, en six chapitres : Devenir un petit maire, Les premiers pas, Petit maire, matin, midi et soir…, La vie communale, L’action supracommunale, Se représenter ou pas…



Cette bande dessinée se trouve donc à la croisée du reportage, de l’autobiographie et de la vulgarisation, concernant la fonction de maire d’une commune de moins de mille habitants, ce qui conduit l’édile à se qualifier lui-même de petit maire. Toutefois dans l’introduction, il souligne que les problématiques sont les mêmes que celles des grandes villes (mobilité, identité, sécurité, services, vivre-ensemble, etc.), juste avec moins de moyens. Il continue avec un autre propos souvent entendu : Même s’il y a des communes de petite taille, il n’y a pas de petite commune. Et il ajoute : Certes, mais il y a de petits maires, ceux qui ne bénéficient pas d’une administration, d’une ingénierie ou d’une logistique suffisantes pour gérer les affaires, même courantes. Pour réaliser cette narration, il s’est associé avec un bédéaste qui réalise des dessins dans un registre descriptif et réaliste. Les dessins apparaissent légèrement simplifiés, avec une approche naturaliste. Un peu comme le maire, l’artiste sait tout faire, ou en tout cas tout représenter, quel que soit le domaine d’activité évoqué. L’ordinaire d’un commune rurale et le quotidien d’un maire : une chapelle du village, le patrimoine naturel tel qu’un marais, le cimetière, le monument aux morts, des champs, les maisons du la commune, la salle des fêtes, le bureau du maire, une vue aérienne du village, la cuisine, la salle à manger et le jardin du maire, les rues de la ville envahies par une coulée de boue, l’école avec ses salles de classe et sa cour, les bureaux de la préfecture, le parc récemment rénové, l’église, une ducasse, etc.


Les dessins sont rehaussés par un lavis gris venant souligner certains éléments visuels, et par les couleurs bleu et rouge qui viennent encadrer le blanc de la feuille pour les écharpes tricolores et le drapeau français, faisant ainsi discrètement ressortir la dimension républicaine de ce témoignage. Le lecteur ressent vite la qualité de la coordination entre le maire et le bédéaste. Ils ont investi un temps important pour que le résultat soit une vraie bande dessinée, plutôt qu’un texte illustré ou un récitatif avec des images figées. M. le Maire apparaît dans la plupart des planches, ce qui est cohérent avec le fait que toutes les demandes des habitants lui sont directement adressées et qu’il est perçu comme la ressource de proximité immédiatement disponible à toute heure du jour et de la nuit. En plus de montrer les différentes facettes de la ville et des activités du maire, la narration visuelle met en scène les habitants dans leur demande, ainsi que les adjoints et les conseillers, les services de la préfecture. Sans s’en rendre compte, le lecteur bénéficie d’une visite privilégiée du quotidien de la commune, dans toute sa banalité, et également toutes ses particularités.



S’il a déjà eu l’occasion de s’intéresser aux actions d’un maire et à leur diversité, le lecteur se trouve en terrain familier, et il peut apprécier la qualité de la description qui est faite. Au moment de la sortie de cet ouvrage, le maire reste l’élu disposant du taux de confiance le plus élevé chez les citoyens. À l’opposé des grandes affaires faisant la une des journaux, le lecteur suit un élu dans ce que sa charge a de plus concret et de plus quotidien. Les auteurs passent en revue les différents domaines dont il assume la responsabilité avec les conseillers, de l’état civil à la sécurité, en passant par l’accompagnement aussi bien des personnes âgées que des citoyens subissant la fracture numérique. Ils montrent concrètement différentes actions, que ce soit l’identification d’un corps en cas d’accident de la route que l’organisation d’une fête communale, en passant par des moments compliqués comme la réouverture des classes à l’issue du confinement dans le contexte du COVID-19. Au travers des tâches réalisées, se brosse le portrait d’une charge, de convictions et de motivations. L’omni-disponibilité attendue par les citoyens, et considérée comme normale, n’a de sens qu’au regard de ce qui anime l’élu : renforcer les liens et humains et favoriser la transmission civique. Il conclut son témoignage par le bilan de ce qui a été réalisé : c’est extrêmement gratifiant de contribuer au bien-être des gens. Dans ce monde toujours plus individualiste, partager un sourire, un regard bienveillant ou simplement un Bonjour est à chaque fois une victoire qui donne du sens à son engagement. Et puis il est entouré d’une équipe formidable prête à poursuivre cette aventure humaine et citoyenne.


Petit maire : en rien une expression méprisante ou de condescendance, un terme indiquant qu’il s’agit d’un élu dans une petite ville, de moins de mille habitants. Élu et bédéaste ont travaillé main dans la main pour raconter cette fonction depuis la naissance d’un projet chez un citoyen avec des convictions et qui va présenter une liste, jusqu’à l’heure du bilan et à la question de se représenter. Ils racontent à la fois le parcours du maire, et à la fois les missions dont il est responsable vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En fonction de son intérêt pour le sujet, le lecteur découvre cet engagement et ces responsabilités, ou il conforte ses connaissances avec l’exemple du maire de Saudemont, commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Une belle rencontre avec un maire, l’élu préféré des Français.