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mercredi 15 juillet 2026

Caatinga

Tirer est une chose, s’en tirer en est une autre.


Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. Son édition originale date de 1997. Il a été réalisé par Hermann Huppen (1938-2026) pour le scénario, les dessins et les couleurs. Il comprend quarante-six planches de bande dessinée. Il se termine avec un dossier de six pages intitulé : Pourquoi Caatinga ?, qui comprend trois illustrations en couleurs en pleine page et un texte rédigé par l’auteur indiquant comment est né son intérêt pour les Cangaceiros lors d’un voyage à Rio de Janeiro grâce à la photographie d’une carte postale achetée par son épouse, sa compréhension de la complexité du sujet grâce à son ami Julio Emilio Braz, l’importance du climat du Sertão, sa partie la plus aride le Caatinga composée de végétation basse et principalement d’épineux et de cactus, et les volontaires civils appelés Volantes.


Dans la région du Sertão, une zone géographique du Nordeste du Brésil, les morceaux de tronc se dessèchent sous un soleil implacable, un oiseau coloré cherche quelques gouttes d’humidité au cœur d’une fleur de la même nuance que son plumage, un alligator se déplace lentement se confondant avec le sol, un serpent descend lentement des branches d’un arbre, les os d’un squelette humain finissent de blanchir et de se désagréger à même le sol. Un cavalier surveille son troupeau de vaches. Non loin de là, dans une demeure modeste, Diamantino félicite son jeune frère pour avoir volé une chèvre à leur cher voisin, le senhor colonel Aristarico y Souza. Sa mère le réprimande : il ne devrait pas le féliciter, ça n’amènera rien de bon, elle pense que son père ne sera pas content. Le jeune homme se rebiffe : Faut-il donc toujours les laisser faire sans réagir ? Il insiste : il estime que Jesuino a eu raison, que les autres viennent pour voir ! Les deux frères sortent à l’extérieur.



Le vacher a lancé sa monture devant lui car une vache est en train de se carapater. Alors qu’il est à sa poursuite, un individu caché pointe son fusil sur lui et tire. En entendant le coup de feu, Diamantino se met à courir vers la source du bruit. Il parvient sur place et ne trouve que le chapeau de son père. Il voit son cheval à quelques mètres et se dirige vers la monture. Il découvre le cadavre de son père à terre, avec encore un pied dans un étrier. À quelque distance de là, le tireur rend compte à son commanditaire le colonel Aristarico y Souza, et il le remercie car tout le monde ne paie pas aussi bien que lui, en cas d’un autre service du même genre, que le colonel n’hésite pas à le joindre à Aracaju. Ce dernier lui répond que toute mission aboutie mérite récompense, et qu’il aurait dû s’adresser à son interlocuteur plus tôt, certains de ses collègues l’ont déçu. Le propriétaire conclut : il ne pense pas avoir besoin du tueur avant un moment, il sent que cette fois ces cancrelats vont quitter le pays. Le tueur à gages a remarqué la présence de sergents de police devant la fazenda, préfère-t-il qu’il se fasse discret. Aristarico y Souza répond que dans la région la loi, c’est lui. Son invité sortira par la grande porte ! À moins qu’il n’ait quelque chose à se reprocher vis-à-vis de ses employés.


Ce bédéaste a réalisé de nombreuses histoires complètes pour Aire Libre et pour la collection Signé, seul ou avec Yves H. : Sarajevo-Tango (1995), On a tué Wild Bill (1999), Lune de guerre (2000, avec Jean Dufaux), Liens de sang (2000), Manhattan Beach (2002), Zhong Guo (2003), The girl from Ipanema (2005), Afrika (2007), Le diable des sept mer (2008-09), Station 16 (2016), Sans pardon (2015), Old Pa Anderson (2016), Le Passeur (2016). Pour celui-ci, l’illustration de couverture arrête immédiatement le regard du lecteur : cette silhouette calme et fermée d’un guérillero, ce fusil à long canon, et la forme torturé des branches épineuses. La première planche confirme immédiatement l’investissement de l’artiste dans la représentation de la flore et de la faune de cette région du monde. Les touches de couleurs rehaussant le blanc des cases, transmettant la sensation de cette chaleur accablante et inexorable, ainsi que la faune qui s’y est adaptée. Dans la page suivante, la silhouette de l’homme ressort avec un brun plus foncé, alors que le cheval est parfaitement intégré dans les teintes du paysage, les vaches aussi apparaissent un peu plus foncées, comme des pièces rapportées en léger décalage de phase avec leur environnement. Le lecteur perçoit ce choix de couleurs comme signifiant, allant plus loin qu’un simple dispositif pour les faire ressortir par rapport au décor.



La force graphique poursuit son œuvre : une fin de coucher de soleil avec les cactus en ombre chinoise, ainsi qu’une croix de fortune et une très belle bande orangée pour les derniers rayons de soleil, les vaches proches de la maigreur en train de se désaltérer dans une mare orangée, le retour de l’effet de blanc alors que deux tireurs s’enfuient au milieu des arbres secs et épineux, une nuit dans un endroit désolé sous une lumière grisâtre, des taches rouges sur le sol orangée brun gris ayant déjà séchées à proximité des cadavres, deux magnifiques vautours aux étonnantes couleurs perchés sur un rocher, le retour de la lumière qui écrase tout dans une zone désertique, une autre nuit grisâtre, et à la moitié du récit une falaise abrupte orangée. Après une ascension périlleuse où plusieurs fuyards y laissent leur vie, les survivants se retrouvent à progresser dans une zone au sol totalement blanc encore plus desséché qu’en bas, avec un ciel bleu irradiant le froid, un paysage dont la désolation semble antinomique avec toute forme de vie. Le lecteur accueille avec grand plaisir l’apparition de la verdure dans la dernière partie du récit : d’abord les feuilles de cactus, puis un peu d’herbes et les feuilles des arbres, puis de magnifiques arbres de grande taille, un voyage en barque le temps d’une case, des vaches mieux nourries mâchant de l’herbe dans un pré dont la verdure fait plaisir à voir. Le voyage du personnage principal fait traverser des lieux inhospitaliers pour aller vers des endroits où la nature peut exprimer sa richesse et sa fertilité… comme un accompagnement de la progression du personnage principal, comme une alliance entre des épreuves physiques vécues et une métaphore de l’évolution de la condition du personnage principal.


La couverture promet également des conflits physiques et armés. La maitrise de la narration visuelle de l’artiste accompli à nouveau des merveilles : depuis cet oiseau orangé et noir s’abreuvant à une fleur, jusqu’à la découverte du premier cadavre trois pages plus loin. Le lecteur ressent la paucité des phylactères dans ces premières pages : les images racontent à elles seules l’histoire. Voir Diamantino da Rocha courir à perdre haleine après avoir entendu un coup de feu en dit long sur sa vie qui la conduit à acquérir cet automatisme, ainsi que sur sa dureté qui le fait immédiatement accepter la réalité de la mort de son père. Le lecteur se délecte ainsi des scènes muettes ou avec des bruitages, laissant parler les images et leur succession, ce qui induit leur mise en valeur. Le calme des bêtes en train de boire et le forfait soudain des deux jeunes hommes abattant par surprise l’un des vachers. La bataille soudaine et chaotique entre les Volantes et les Cangaceiros perçue de manière fragmentaire par les deux jeunes hommes en fuite, rendue encore plus brutale et insensée par seulement une demi-douzaine de brefs phylactères. Le lecteur reste sans voix devant l’ascension de la falaise quasi verticale par des marches taillées à même la roche.la progression dans le désert de sel le met à l’épreuve. L’arrivée de la pluie quelques pages plus loin est vécue comme un véritable déluge. Hermann enchante par ses visuels, par son art de la narration, par les sensations qu’il transmet, par la réalité intense qui se dégage de ses paysages.



Dans la postface, l’auteur explique dont lui est venu cette fascination pour cette région, le temps qu’il lui a fallu afin d’atteindre la maîtrise nécessaire pour raconter une histoire compatible avec la réalité historique et avec sa complexité. La trame du récit s’avère simple et linéaire : un jeune homme qui a tué, qui doit fuir sous peine d’être retrouvé mort le lendemain, froidement exécuté par les hommes de main du riche et puissant local, ou même par la police servant les intérêts de la classe des propriétaires terriens. Cette fuite va mener le jeune Diamantino à intégrer une bande de Cangaceiros, et accomplir sa première exécution à l’arme blanche, comme preuve de son engagement. Il devient alors un bandit nomade découvrant des formes de liberté inattendues dans un groupe d’individus mâles. Le récit charrie de manière sous-jacente, le thème de la lutte des classes, celui des circonstances arbitraires qui façonnent la vie d’un individu, celui de la vengeance et de la vendetta ne connaissant pas la mesure de la loi du Talion, où les femmes sont reléguées à une place très traditionnelle. L’auteur réalise un hommage personnel à ces bandits, en mettant en scène leur environnement, des milieux naturels peu cléments, et l’oppression systémique de la société de l’époque. La forme du chapeau en couverture a pu évoquer des souvenirs au lecteur, par exemple La macumba du gringo (1977) d’Hugo Pratt (1927-1995), mettant également en scène des Cangaceiros. Il n’y trouvera pas la même profondeur philosophique ou existentialiste.


Un farouche Cangaceiros se fondant dans la végétation sèche du Sertão : une illustration de couverture dure et exotique, hypnotisant le lecteur. Le récit linéaire d’un jeune homme que les circonstances de la vie poussent dans une de ces bandes de bandits nomades, entre fuite et attaques brutales. Une évocation historique bien construite et respectueuse de la réalité de l’époque. Une narration visuelle à son apogée, que ce soit la beauté impitoyable des environnements ou la façon de raconter par les successions de cases. Le lecteur se retrouve fasciné, par cette évocation sans angélisme ou romantisme. Une belle réussite.



vendredi 11 mai 2018

The Girl from Ipanema

Perdu à Hollywood

Ce tome contient une histoire complète et indépendante de toute autre, parue en 2005. Le scénario a été écrit par Yves H. (Yves Huppen, le fils d'Hermann). L'histoire a été dessinée et peinte par Hermann (Huppen). Le père et le fils avaient déjà collaboré sur 3 autres récits : Liens de sang (2000), Zhong Guo (2003), Manhattan Beach 1957 (2002).

À Los Angeles, à bord de sa Ferrari, Tony Masciello (36 ans, surnommé Jazz) est allée chercher Dorothy Knowles (21 ans) et Jennifer Shapiro (18 ans) pour les emmener essayer des robes chez Bodo Horvarth, avant qu'une autre voiture vienne les chercher pour les conduire à une soirée chez Dan Hannah et George Scarpa. Sur place, elles trouvent plusieurs robes étalées sur le lit du propriétaire qui les engage à se changer rapidement. Dorothy demande à Bodo Horvarth de quitter la pièce, et il va se soulager aux toilettes. Après avoir enfilé une robe, elle profite de son absence pour farfouiller dans sa chambre. Elle y découvre des accessoires sexuels, ainsi que son pistolet dans le tiroir de sa table de nuit. Elle commence à le manipuler et quand Bodo Horwarth revient, elle refuse de lui rendre. Elle prend une balle dans l'empoignade qui s'en suit.

Bodo Horvarth appelle Jazz à l'aide. Il prend en charge le cadavre et Jennifer Shapiro bâillonnée et ligotée. Il recommande à Bodo Horvarth de ne rien dire à personne. Dans une maison éloignée de la ville, il commence à découper le cadavre en petits morceaux. Ayant repris connaissance pendant ce temps-là, Jennifer Shapiro en profite pour s'échapper. Elle tombe aux mains de Mickey Sweany que Jazz a appelé en renfort. Le cadavre de Dorothy, sans la tête ni les mains, est retrouvé par la police au pied du signe Hollywood dans le Griffith Park. Le lieutenant Ron Chevez est chargé de l'enquête, avec son adjoint Munroe. Pendant ce temps-là, Ed Jennings (capitaine de police, à la solde de George Scarpa, 52 ans) fait ce qu'il peut pour limiter les dégâts et détruire toute preuve pouvant mener à son employeur officieux.


Avant même de commencer cette bande dessinée, le lecteur sait qu'il a affaire à un ouvrage de qualité. Hermann est un auteur confirmé, ayant débuté sa carrière professionnelle en 1966, et ayant réalisé sa première série Comanche en 1969, avec des scénarios de Greg. Il a ensuite illustré les séries Bernard Prince, Jeremiah et Les tours de Bois-Maury, écrivant les scénarios de ces 2 dernières. Il constate dès le début qu'Yves H. a construit un scénario de telle sorte à ce que les personnages se déplacent dans plusieurs quartiers de Los Angeles, ce qui donne l'occasion à son père de les représenter. Le lecteur peut donc admirer la grande voie bordée de palmiers de Beachwood Canyon, les lettres Hollywood sur le mont Lee, une belle villa avec piscine sur les hauteurs, une bicoque bon marché de nuit dans un canyon isolé, la maison modeste du lieutenant Ron Chavez dans un quartier résidentiel, un studio de cinéma à Burbank, un chambre de l'hôtel Belvédère à Pasadena, une route de terre de la Perdido River Trail, un petit tour par Mulholland Drive dans le hauteurs de Los Angeles, etc. Un coup de fil ou un souvenir peuvent également faire apparaître une illustration d'un endroit différent comme le quartier de La Jolla à San Diego.

Le lecteur constate rapidement que pour les décors naturels, Hermann réalise des cases en peinture directe, sans forcément détourer les formes par un trait encré ou tracé au pinceau. Il rend ainsi compte de la qualité de la lumière, de la texture des éléments (arbres, rochers, végétation, etc.), et des reliefs de chaque forme. Le lecteur a l'impression de voir la brise de l'océan agiter les palmiers, de trébucher dans le noir sur des cailloux qu'il distingue mal, de profiter de l'ombre des parasols, de sentir, dans sa bouche, la poussière soulevée par le 4*4 sur une piste du désert, de contempler un paysage surréaliste d'un désert dans lequel pousse un champ d'éolienne (le parc d'éoliennes de San Gorgonio Pass). Il apprécie la dimension touristique du récit car il peut se projeter dans chacun de ces endroits, même s'il trouve ces cases un peu petites.

Les auteurs ont opté pour des constructions de planche sur la base de 5 à 8 cases par page, avec des cellules de texte assez copieuses. Le lecteur est un peu décontenancé au départ par ce choix narratif d'inclure des cellules de texte pouvant occuper jusqu'à un tiers de la page. Le premier effet est de laisser moins de place aux dessins, ce qui est vraiment dommage, car Hermann est en très grande forme. Pour les cases établissant un fait ou un lieu, il sait à la fois évoquer des caractéristiques visuelles qui sont devenues iconiques dans la représentation de l'Amérique, et les restituer dans le contexte original de l'histoire, ne tombant jamais dans le cliché visuel. Pour les pages décrivant une action, le lecteur est sous le charme d'une mise en scène dynamique sans être épileptique, rendant bien compte des mouvements des personnages, et de l'enchaînement des gestes. Du coup, il ressent une forme de frustration à voir que plusieurs de ces prises de vue sont réduites à moins d'une page. Il est assez décontenancé que les auteurs choisissent de couper court à une scène milieu ou en tiers de page, pour continuer sur une autre, ne souhaitant pas faire correspondre l'unité d'une page à l'unité d'une scène.


Cette caractéristique narrative n'empêche pas le lecteur de se régaler de l'apparence des personnages et des jeux d'acteurs, entre attitudes légèrement dramatisées, et naturalisme des vêtements et des gestes. Herman maîtrise les compétences de directeur d'acteurs et de metteur en scène, insufflant une vie naturelle à chaque personnage, au point que le lecteur éprouve l'impression qu'ils se tiennent dans la même pièce que lui. Du coup, il est également un peu déstabilisé par le lettrage un peu irrégulier, dépassant même de la bordure d'une case en page 34. D'un côté cette irrégularité apporte plus de personnalité ; de l'autre elle n'est pas en phase avec le style de l'écriture. Yves H. a pris un parti narratif qui sort de l'ordinaire pour une bande dessinée. Dès la première page, le lecteur ne peut faire autrement que de constater que la quantité de texte est plus importante que dans une bande dessinée traditionnelle, et qu'il a choisi de l'inclure dans des cellules de texte traversant toute la page, plutôt que de le disséminer dans de petites cellules à chaque case, ou de le répartir dans des dialogues.

Yves H. raconte une partie de l'histoire par le biais de ces cellules de texte. Il les rédige dans un style très factuel, sans jugement de valeur, sans transcrire l'émotion d'un personnage, ou son ressenti. Cette histoire se classe dans le genre polar, avec une enquête sur un meurtre, menée par un inspecteur de police, se déroulant dans un milieu social et un lieu bien défini. Le lecteur s'attend dès lors à ce que l'auteur utilise les conventions du polar : narrateur racontant son histoire orientée en fonction de ses convictions personnelles, et récit révélateur de la condition sociale des personnages. Du coup, l'absence de point de vue dans les cellules de texte, de prise de position, de jugement de valeur dénote par rapport aux habitudes du genre. Par contre, le déroulement de l'intrigue découle bel et bien de la condition sociale de Ron Chevez, et des milieux dont sont issus la victime et les autres protagonistes. Alors que la psychologie des personnages n'est pas très développée, leur comportement et leur histoire personnelle sont façonnés par leur condition sociale et les cercles dans lesquels ils évoluent.


Yves H. ne s'attache pas à décrire les souffrances de Jennifer Shapiro, la cruauté de George Scarpa, ou les motivations d'Ed Jennings. Il préfère montrer qu'expliquer. Jennifer Shapiro est réduite au rôle de jeune écervelée n'ayant pas pris conscience à temps des risques inhérents à son style de vie. George Scarpa se comporte comme un salaud sans égard pour autrui, agissant quasiment par nécessité pour rester maître de la situation et préserver ses investissements. L'histoire fait bien ressentir son manque d'émotions et d'empathie lors d'une scène de torture avec un pistolet comme objet intrusif. Ed Jennings a adopté une ligne de conduite qu'il ne remet jamais en cause, à nouveau sans grand égard pour autrui sauf son fils envers qui il éprouve une forme de responsabilité, dénuée d'affection. De ce point de vue, l'histoire s'inscrit bien dans le genre polar puisqu'elle montre des individus dont la trajectoire de vie est déterminée par des contraintes sociales dont ils sont le jouet, le récit s'avérant un révélateur de la société dans laquelle ils se tiennent.


Du coup, l'appréciation du lecteur dépend fortement de ce qu'il attendait du récit. D'un côté, il découvre un polar honnête bien ficelé, révélateur des mécanismes d'une société aux règles du jeu truquées, avec une bonne dose de poisse, et bénéficiant de magnifiques dessins. Il peut alors juste regretter que les personnages ne soient pas plus consistants, 4 étoiles. Il peut également avoir été alléché par la perspective de profiter de magnifiques images qu'ils trouvent un peu trop petites, de lire une bande dessinée classique et déchanter à la vue de cette narration qui repose beaucoup sur de copieuses cellules rendant la narration assez lourde. Il regrette alors queauteurs n'aient pas pris le parti de réaliser un album avec une pagination plus élevée, pour une meilleure mise en valeur des personnages et des dessins, 3 étoiles. Dans tous les cas, il ressort de sa lecture avec une envie irrépressible de (ré)écouter A Garota de Ipanema (1962) de Antônio Carlos Jobim & Vinícius de Moraes, par exemple la version de Stan Getz sur l'album Getz / Gilberto.